Auteur : Jobo

El Presidente

ENFIN !

C’était le vendredi 10 novembre 2017

Lors d’une glaciale soirée sur le terrain synthétique du Bout-du-Monde. Un but contre son camp provoqué par Andrès, puis deux buts supplémentaires par Andrès et Enrique, pour une victoire 3-1 face au Galaica Onex, qui sera la dernière pour les seniors 30+ du Colo.

Depuis ce jour et malgré quelques bons matches, jamais les coloradiens n’auront pu remporter le moindre succès.

Reparti pour une nouvelle saison 2018/2019 plein d’espoir et d’envie, le Colo est rapidement retombé sur terre. Un match nul 0-0 pour débuter, une élimination relativement honorable en Coupe, puis le trou noir. Trois défaites d’affilée dont deux douloureuses Manitas… 

Mais l’équipe a alors su se remettre en question et se recentrer sur l’essentiel, c’est à dire l’état d’esprit et le jeu. Des débats constructifs pour garder la flamme intacte et surmonter les problèmes récurrents d’effectif. 

Car une fois encore, l’équipe n’est pas épargnée. Une accumulation de blessures, de suspensions évitables ou stupides, de « disparitions », et le nombre de joueurs disponibles pour les matches s’est réduit comme peau de chagrin. Sans nos chers collègues des 40+ cela aurait été difficile, voire impossible.

C’est donc décimés et proches de la rupture que le Colo affronta Donzelle la semaine passée, pour un match qui sera le déclic de ce 1er tour. Une rencontre qui verra l’US ne rien lâcher et égaliser dans une partie équilibrée. Un état d’esprit irréprochable qui témoigne d’une belle solidarité sur laquelle s’appuyer.

L’espoir était donc de retour pour le match d’hier soir, mais pas les joueurs…  

Les capitaines Malam et Elia sont absents, ainsi que Max, Brice, Vasco et Enrique. Sans compter les « disparus » Nico, Mamad, Thomas, Fimo et Mourad.

Coach Jobo doit donc renfiler le maillot, et Mathieu des 40+ sauve l’équipe comme unique remplaçant pour défier le CD Cerceda sur le terrain bosselé de Vessy. 

L’avant match est tendu, Juan Pablo est en retard et les joueurs tournent en rond dans le vestiaire.

Enfin au « complet » le Colo répond à l’appel de Capitaine Jerry en compagnie de l’arbitre. Courte causerie du Coach, qui dévoile une composition totalement remaniée avec les moyens du bord, avec comme points d’orgue une charnière centrale Jer-Juan Pablo et la titularisation de Jobo après plus d’un an sans débuter un match. Retour à un 4-4-2 à plat pour insister sur le bloc-équipe, l’important sera de jouer en équipe avec le même état d’esprit que face à Donzelle.

Les rouges et noirs sont prêts, les supporters sont là, le match peut commencer par un temps frais mais pas désagréable.

Cerceda est disposé en 3-5–2 avec la volonté de garder le ballon. Le Colo subit mais ne plie pas, réussissant rapidement à placer quelques belles contre-attaques. Sur l’une d’elles Tom déboule sur la gauche et centre pour Jobo seul face au but, mais le ballon lui arrive dans le dos et il ne peut reprendre. Greg et Diego ont également l’occasion de mettre en danger le portier adverse, mais ne concrétisent pas.

C’est alors Cerceda, sur une action litigieuse entachée d’une voir de deux positions de hors-jeu, qui ouvre le score au quart d’heure. Le Colo ne baisse pas les bras, mais le sort va s’acharner. C’est d’abord Jobo qui se claque la cuisse à un quart d’heure de la pause. Mathieu fait son entrée, mais 5 minutes plus tard c’est au tour de Pablo de devoir quitter les siens sur blessure. Il reste 10 bonnes minutes avant le thé et le Colo est à 10. Cerceda insiste, pousse, mais l’US résiste avec un Alejo impérial dans les cages. 

Et alors que l’arbitre s’apprête à siffler la fin du 1er acte, Jobo distingue une silhouette connue s’approchant du terrain. Oui c’est bien lui, il est là. Gaby arrive et l’équipe pourra être à nouveau à 11 pour tenter de réagir en seconde période.

Le discours à la pause est simple, il faut resserrer les lignes en défense, les laisser faire tourner le ballon derrière et presser intelligemment. L’état d’esprit est parfait rien à dire là-dessus. Gaby prend la place de Pablo dans l’entre jeu, Diego reprend sa place en pointe, c’est reparti pour 40 minutes qui seront mythiques.

Cerceda place quelques banderilles, mais il y a toujours un pied coloradien pour écarter le danger. La défense est héroïque, Isma joue sur une jambe mais ne lâche pas, tout le monde fait les efforts défensifs et nos adversaires commencent gentiment à devenir nerveux.

Jerry évite le 2ème carton jaune de justesse, Gaby et Mauro multiplient les ouvertures millimétrées, Jim et Mathieu bloquent parfaitement le côté gauche, Isma et Tom combinent à merveille sur le côté droit, Juan Pablo respire et s’impose comme un taureau dans l’axe, Greg et Diego font d’incessants appels en attaque, le Colo est en train de retourner le match…

Et à 20 minutes du terme Diego se voit récompensé de son pressing constant. Il récupère une passe mal appuyée du défenseur et s’en va tromper le gardien pour une égalisation qui fait vibrer le bord de touche coloradien! On observe alors le geste qui veut tout dire. A 11 avec des joueurs fatigués, Diego court chercher le ballon au fond des filets pour le ramener au centre. 

Pendant 10 minutes le match s’emballe. Cerceda presse, s’énerve, insulte, râle et n’y arrive pas. Sur une magnifique sortie pleine de détermination d’Alejo, l’attaquant de Cerceda se blesse à l’épaule en retombant. Comme si c’était un tournant, c’est ensuite le Colo qui commence à insister. 

Les coups francs et les corners s’enchaînent, sur l’un d’eux Mathieu dévisse sa frappe qui arrive sur Tom, crochet du gauche et frappe raz terre croisée qui roule, roule, roule jusqu’au poteau intérieur gauche ! 

72ème, 2-1, explosion de joie des rouges et mêlée sur Tom !

Nos adversaires sont groggy et parfois limites dans leur attitude, ils tentent le tout pour le tout mais rien n’y fait. Le Colo a quelques occasions de tuer le match, mais il faut attendre la dernière minute du temps réglementaire pour voir Gaby distiller un caviar de passe en profondeur pour Diego. Démarrage qui laisse le défenseur sur place, feinte sur le gardien et plat du pied placé : 3-1 le match est plié !!!

Enfin une victoire, pratiquement un an après, et dans quelles conditions !

L’équipe et les supporters présents se congratulent, la moitié de nos adversaires s’en vont sans nous serrer la main, et le coach immortalise ce moment en prenant en photo tout ce beau monde ! 

Une victoire qui fait du bien, qui motive et conforte ceux qui sont toujours présents et qui, on l’espère, motivera ceux qu’on ne voit pas assez souvent ou qui n’arrivent pas encore à avoir l’esprit d’équipe qu’on veut au Colo.

Il reste maintenant 4 matches avant la trêve hivernale, 4 occasions de montrer que cette première victoire de l’année 2018 n’est pas la dernière !

Un grand BRAVO à tous, merci aux supporters présents, amis, famille, joueurs blessés et collègues 40+, qui sont venus nous soutenir. Il va faire de plus en plus froid mais on compte sur vous !

ALLEZ COLOOOOOOOOOOOOOOOOO!!!

16 nationalités représentées en 2018 !

L’Union Sportive Colorado est un club qui, comme son nom l’indique, est coloré ! 

Venus des 4 coins du monde, ses 55 membres, plus ou moins actifs pour certains, représentent cette saison pas moins de 16 nationalités !

Sur les licences officielles de l’Association Suisse de Football, nous avons donc inscrits en 2018  les joueurs suivants :

  • 24 Suisses
  • 6 Français
  • 5 Chiliens
  • 4 Portugais
  • 4 Italiens
  • 2 Espagnols
  • 1 Bulgare
  • 1 Belge
  • 1 Malien
  • 1 Anglais
  • 1 Brésilien
  • 1 Colombien
  • 1 Albanais
  • 1 Néerlandais
  • 1 Uruguayen
  • 1 Burundais

De plus, parmi les 24 suisses il y a évidement de nombreux bi-nationaux !

On dit souvent que le football est un reflet de notre société, nous au Colorado on aime sa diversité !

Dans les coulisses de l’organisation d’un Loto

Dans la vie d’un petit club comme l’US Colorado, trouver les ressources financières pour équilibrer les comptes d’une saison est difficile. Les sponsors ne se bousculent pas au portillon, il est toujours compliqué d’encaisser les cotisations des membres dans les temps et sans la générosité des membres du comité, les factures ne pourraient pas être payées dans les délais.

Parmi les moyens de récolter des fonds, le Colorado a souvent eu recours à l’organisation d’un Loto. Et en début de saison, notre responsable Manifestations Fabian a fait cette proposition, demandant l’aide de notre expert maison : Tito.

C’est donc 4 ans après leur dernier Loto que le comité du club s’est mis à la tâche.

Dans un premier temps, il s’agit de trouver une date disponible pour louer la salle des Asters. Puis il faut préparer un dossier, avec les statuts du Club, les comptes, le rapport d’activité et les procès-verbaux des Assemblées du club. Il faut également remplir des formulaires, obtenir les autorisations et finalement signer le contrat de location tant désiré.

Ensuite c’est au tour de la logistique : trouver des gros lots, faire chauffer les cartes de crédit, commander les boissons et denrées pour la buvette temporaire, réserver les cartons de jeu, engager un crieur et son équipe et faire la promotion de l’événement.

Enfin le nerf de la guerre, motiver les troupes et convoquer tous les membres du club pour venir donner un coup de main le jour J. Répartition des tâches, formation des équipes et surtout s’assurer que tout le monde soit là ! Evidemment il y a toujours des « portés disparus », mais cette année les coloradiens ont répondu présent.

Au matin de la manifestation, plusieurs équipes sont déjà au boulot. On charge les boissons dans les coffres, on achète le reste du matériel chez Aligro, certains sont déjà à la salle pour la livraison des lots, et on attend l’arrivée des renforts pour débuter la mise en place.

La fameuse salle des Asters, rue de la Servette, qui accueille depuis des années la plupart des Lotos des associations, nous ouvre ses portes à midi. Le très sympathique concierge nous donne ses recommandations, et les membres du club déjà présent préparent les 14 tables où s’assiéront les joueurs. On s’active aussi en cuisine, pour préparer la centaine de sandwiches et mettre en place la buvette et ses chariots mobiles.

Le temps passe et on approche des 14h00, heure de départ du Loto. Les premières joueuses prennent place dès 13h30, les instructions sont données aux « vendeurs », aux « contrôleurs » et à ceux qui seront au « bureau principal ».

Les retardataires sont enfin là, la « Tito Team » de la caisse a fini de trier les milliers de tickets de 1.-, les équipes sont au complet, la partie peut commencer !

Le crieur annonce les premiers numéros… « 12, 28, 6 deux fois 3, 44, le 1, 52, 10 deux fois cinq, … », silence concentré dans la salle, jusqu’à la première « QUINE ! » de l’après-midi !

Ce n’est pas la foule des grands jours. La neige y est surement pour quelque chose. Mais les parties s’enchaînent et les coloradiens assurent un bon roulement.

Le Team Buvette est également au taquet, tandis que les doubles-quine et les cartons défilent.

Au bout de 2 heures et déjà une bonne dizaine de filets-mignons de distribués (on se demande si nos chers co-organisateurs n’avaient pas un pourcentage dessus), le besoin de faire une pause s’impose chez la plupart des vendeurs. Bien organisés, ils s’arrangent pour prendre le boulot l’un de l’autre afin que tout continue à rouler.

Arrive la première série impériale, une magnifique Cave à vin, et un des 2 crieurs, descendu 5 minutes de la scène pour jouer cette série, remporte le lot. Etrange coïncidence, sachant que les co-organisateurs décideront de ne pas mettre en jeu nos 3 autres gros lots : un vélo, une TV et un lave-vaisselle. Préférant mettre en jeu leurs lots, nos 3 gros lots nous resteront donc sur les bras. Heureusement que grâce à Tito nous trouverons des solutions pour ne pas perdre nos investissements.

Bref, bizarre tout de même que le seul gros lot de la journée soit remporté par eux. Tout comme lorsqu’ils reçoivent un énorme sac Manor pour une quine, et qu’une autre joueuse remporte un petit fromage pour une double-quine de la même série. On a quand même à chaque fois l’impression de se faire avoir avec ces gens, qui organisent des Lotos tous les weekends et qui visiblement savent pertinemment comment s’arranger sur le dos des associations.

Les coloradiens ne faiblissent pas, malgré les jambes qui deviennent lourdes pour ceux qui alignent les kilomètres dans la salle, et les yeux qui se croisent pour ceux qui sont sur les ordinateurs.

La fin du Loto approche, les dernières séries sont annoncées. Le crieur remercie les joueurs et tous ceux qui ont participé à l’organisation, la partie se termine 30 minutes avant l’horaire prévu, la salle s’étant déjà bien vidée.

Tout le monde s’active à nouveau pour le rangement, il faut débarrasser les tables, nettoyer la buvette, charger les stocks restants dans les voitures et commencer à faire les comptes afin de rembourser tout de suite les membres du comité qui ont avancé leur argent personnel.

Les premières impressions comptables sont mitigées, mais il y aura bien un bénéfice ! Il faudra attendre quelques jours et les dernières factures à payer pour avoir le montant exact, mais malgré une affluence moyenne le résultat sera on l’espère satisfaisant.

Une fois la salle nickel, Rod propose de nous accueillir dans sa lounge privée, pour déguster la Caipi du Prési bien méritée !

Belle fin de journée tous ensemble, on discute on rigole, et on parle déjà des prochains matches qui arrivent bientôt.

Une chose est certaine, si l’on affiche la même solidarité et le même esprit sur le terrain, on se fera plaisir !

Il ne reste plus qu’à remercier tous ceux qui ont donné de leur temps pour leur club !

MERCI A TOUS ET VIVE LE COLO !